Lente sortie de crise pour l economie francilienne

Lente sortie de crise pour l’économie francilienne

Résumé

L’économie française continue de se redresser lentement. En Ile-de-France, le secteur du tourisme et l’intérim se portent mieux tandis que les créations d’auto-entreprises et de sociétés restent dynamiques. Pour autant, le marché du travail francilien enregistre peu de signes d’amélioration. L’emploi salarié est stable. Le nombre de demandeurs d’emploi a continué d’augmenter au second semestre 2010.

Introduction

Au troisième trimestre 2010, les économies avancées ont globalement ralenti, avec des évolutions différentes selon les pays : faible progression en France et dans la zone euro mais accélération de la croissance aux Etats-Unis et au Japon. La demande intérieure est restée bien orientée, mais le mouvement de reconstitution des stocks a été moins intense qu’au deuxième trimestre.

Le commerce mondial continue de donner des signes d’essoufflement. L’activité en Chine a été moins dynamique, sous l’effet d’un durcissement de la politique monétaire et du ralentissement de la demande des économies avancées.

En Europe et aux Etats-Unis, l’activité devrait progresser fin 2010 sous l’effet d’une légère progression de la demande intérieure. En revanche, l’activité au Japon reculerait au quatrième trimestre suite à la fin du dispositif de soutien au secteur automobile.

La croissance de la zone euro faiblirait légèrement au premier semestre 2011 (+ 0,3 % par trimestre). Les entreprises continueraient de reconstituer leurs capacités de production à un rythme modéré. Mais cela ne suffirait pas à compenser le ralentissement des débouchés à l’exportation et l’impact des mesures de redressement des finances publiques mises en oeuvre dans de nombreux pays. De plus, le mouvement de reconstitution des stocks s’amenuiserait progressivement.

Par ailleurs, les déphasages de conjoncture ne se réduiraient pas au sein de la zone euro au premier semestre 2011. L’économie espagnole subirait les conséquences des mesures de consolidation budgétaire et serait à l’arrêt jusqu’à la mi-2011. L’Italie resterait sur un rythme de croissance faible tandis que l’activité serait encore soutenue en Allemagne. De plus, certains pays pourraient pâtir des inquiétudes persistantes sur le niveau et la progression de leur dette publique. Il